L’Echappée Michelin du 5/9/2026 racontée par Franck

Non je ne ferai jamais d’ultra, passés les 200k, ou les 8 à 10h de selle, j’en ai marre de pédaler !
L’histoire n’est pas à une contradiction prêt…
En 1986 Mitterand avait dit qu’il ne se présenterait pas à sa succession et en mars 1988 Il présente sa candidature 🤪
En janvier de cette année, Pauline FERRAND-PRÉVÔT déclare qu’elle ne fera pas le Paris-Roubaix et pourtant, en avril, elle s’aligne et termine 3è.
En 1979, Niki Lauda abandonne brutalement la F1, en pleine saison, pendant les essais du GP du Canada.
Il explique qu’il en a assez et lâche cette phrase : « il y a plus important dans la vie que de tourner en rond. ».
Il monte sa société d’aviation, il semble avoir tourner la page de la F1. Finalement, il revient en 1982 et gagne le championnat en 1984.
La palme revient à ce fourbe de pilote anglais. Alors qu’il est surclassé par son coéquipier, qu’il n’a plus aucune chance au championnat pilote, Nigel Mansell annonce sa retraite en F1 à la fin de la saison 1990 et qu’il fera de son mieux pour aider l’équipe Ferrari et Alain Prost à gagner les 2 championnats pilote et constructeur. Quelques semaines plus tard, au Portugal, il tassera Alain Prost sur la ligne de départ, laissant le champ libre aux Mc Laren…

Donc pour en revenir à ma participation, elle était loin d’être acquise. A chaque relance de Jean-Pierre j’exposais les mêmes arguments.
Je l’avais annoncé haut et fort à qui veut bien l’entendre : « Sans moi ! ».
Cet été encore, en préparant le calendrier de rentrée avec ma femme, je raye l’épreuve. Non vraiment pas pour moi…
Enfin si je la fais ce sera sans préparation, en mode ça passe ou ça casse…
Parce que c’est vrai la destination me plaît : arriver à Clermont Ferrand, aller chez ma sœur à vélo c’est une belle histoire.

Vendredi après-midi, à quelques heures de récupérer son dossard, Jean-Pierre tente une dernière fois…
Euh s’il reste une place sur un désistement tu viens ?
Il existe plusieurs formes de harcèlement. Le miens porte un casque, roule beaucoup et me dit depuis 2 ans : « aller viens, tu vas voir, ça va être super ! »

Et le beau frère s’y met aussi. Il m’envoie la copie d’écran de l’épreuve avec cette question en forme de défi : tu participes ? Alors je lui réponds sur le même ton « je ne sais pas encore ! ».
Lui : « la veille ? »
Moi : « c’est possible ça 😁 je suis large 🤣 »
Puis je lui envoie la photo de l’organisation : « COMPLET »
Lui : « c’est facile ça ! »…

Ma chérie 💕 me donne le bon de sortie, la météo est idéale, alors Banco !
Bref j’ai fini par céder. Je suis une victime consentante 🤣. #MeeToo 🚴‍♀️

Trop heureux, Jean-Pierre décroche un dossard et me voilà engagé à 19h ! Pour un départ à 6h samedi !

Nouvel échange avec le beauf : « Inscrit 👅 »
Lui : « mais ils partent demain !? »
Oui moi aussi 😝

Je suis large 😁 : le vélo n’est pas prêt, je n’ai pas d’éclairage assez puissant ni avec une autonomie suffisante pour ce genre d’épreuve. Je n’ai même pas le stock de barres énergétiques 🤪.
Qu’à cela ne tienne, mon coach a déjà tout prévu. A 21h, je récupère mon paquetage avec le matériel, le stock de produits énergétiques et même une chasuble rétro-réfléchissante bien plus adaptée qu’un gilet haute visibilité.
Il est parfait pour avec les températures attendues. Mon couchage est réservé à l’arrivée et il a même négocié une option pour le retour en train.
Ah ça il avait envie que je vienne 😍😂.
Il me fait réciter les 10 commandements à respecter pour réussir ce genre de périple… Rendez-vous dans quelques heures pour le départ !

La nuit est courte, le temps de préparer le vélo, de choisir la tenue, de préparer le sac du retour, de lire le déroulé de l’épreuve et de trouver une place dans un train (je préfère assurer le coup). Quelle affaire !
Me voilà à dénaturer le vélo en l’équipant d’une sacoche de cadre 🤮.
J’hésite avec un petit sac de VTT à la Marco. Je le prends, d’ici le départ, je peux changer d’avis.

En faisant le trajet jusqu’au départ, je me compare aux gars qui se lancent sur un marathon ou sur la montée du Ventoux ou de l’Alpe d’Huez sans entraînement. Possiblement je vais faire partie des DNF ou finir râpé, à l’agonie.
Je cauchemarde de dormir dans un abri bus ou de me réveiller dans le fossé 😱 🤣
Plus sérieusement, c’est très clair dans ma tête : j’ai le droit d’abandonner !

Nous sommes 3 : Olivier, Jean-Pierre et moi.
Eric un copain de BikeXPlore nous accompagne sur les 50 premiers kms. Il porte avec fierté le maillot de l’an dernier.
Le but ce matin est de trouver un peloton à notre allure. Comme à chaque fois, on voit des gars partir tambour battant. D’autres pelotons bien organisés pour réussir mais sur une allure trop lente pour nous…
On se fait doubler 2 fois par des missiles sol-sol, dans le tas, Romain BARDET. La différence de vitesse est hallucinante.

À Buthiers c’est bon, un groupe est constitué, Jean-Pierre est heureux «nous sommes dans le bon wagon ».
C’est facile de tenir les roues, je suis surpris de voir le manque d’organisation du peloton : un ou 2 excités pour mener l’allure et c’est en file derrière. Il n’y a pas d’éventail, pourtant ce serait bien plus efficace.

Je vois Olivier se mettre devant, faire des longues remontées de peloton. Quelle énergie 😁. Une dizaine de gars se détachent, je sens le coup et je prends les roues. Je pense qu’Olivier est dedans et que Jean-Pierre a suivi. En fait je suis solo… Je profite quelques minutes du train.
J’ai un gros problème : la sacoche de cadre jamais essayée m’irrite les cuisses. Ça ne tiendra jamais jusqu’à Clermont, je suis blessé, la douleur va s’empirer. Je tire sur le cuissard pour supprimer le contact avec la peau, ça marche mais c’est une solution fragile…
Je regrette de ne pas avoir assez prêté attention à ce frottement sur le trajet du départ, j’aurais pu changer pour le sac de VTT 😬.

Je double l’ami Christian. Je savais qu’il devait s’engager mais je n’ai pas eu le temps de vérifier tout ça et de le prévenir.
Il est très surpris de me voir ici 😂. On est heureux de se retrouver. On roule ensemble en attendant de prendre les roues du groupe d’Olivier et Jean-Pierre… Sauf que Jean-Pierre n’est pas là !
Il reste une vingtaine de Kms jusqu’au CP1, on se regroupera à ce moment-là.
Nous empruntons un petit passage Gravel pour accéder à la passerelle qui traverse la Loire à Sully.

Jean-Pierre est 10k derrière, ennui mécanique 😩. Incroyable ! Des mois de préparation, des tests de matériel à répétition et voilà que sa K7 se desserre ! Comme il est plein de ressources, il s’arrête acheter une clé à molette et nous répare ça de main de maître, ça tiendra jusqu’à l’arrivée et au-delà 😂


De mon côté j’implore les dieux de la mécanique et de la chance. J’aimerais tant qu’ils portent un œil bienveillant sur nous 😇
Ne pensons pas aux roues perdues, c’est cool, j’ai le temps de saluer Colette et Charlotte qui suivent Christian, de ravitailler à la boulangerie (pas ouf d’ailleurs…) et d’acheter de la bande à la pharmacie pour mes cuisses. La pharmacienne me prend pour un fou quand je lui explique mon périple. La bande c’est sur la tête qu’il faut la mettre, vous avez pris un choc violent 😂.

Nous traversons la Sologne à trois sur des routes déjà empruntées sur le Paris-Bayonne 2013.
Je me remémore quelques pancartes disputées, je lis mon nom sur le palmarès 🤣.
Je sens Jean-Pierre assez fébrile, je me dis que ça risque d’être long à 3.
Nous voilà sur une longue ligne droite à perte de vue et personne ! Le désert !
Ok, Jean-Pierre a dit de rester sous les 70% de la FTP. Sur le plat, vent dans le dos, le compteur oscille entre 33 et 40km/h. Pas mal 🤩.

Nous rattrapons beaucoup de monde, des solitaires, des groupes, un gars s’accroche mais nous restons à 3.
Nous revenons sur un groupe qui a l’air organisé. On plafonne à 500m d’eux un long moment. Je suis tenté d’accélérer un petit coup pour prendre les roues. Olivier aussi… Jean-Pierre nous freine… Tempo les gars !
Profitant du relief en toboggan, avec Olivier nous bouchons l’écart rapidement. Jean-Pierre mettra un peu plus de temps et il n’a pas besoin de parler pour comprendre qu’il nous sermonne 😂🤣😝.


Il reste 30k jusqu’à Bourges, juste le temps de faire connaissance avec nos compagnons de route.
Il est 14h, il fait chaud. On ravitaille dans le restaurant de l’usine Michelin. On boit… On boit… On boit…
Je refais le bandage de la jambe gauche, il est un peu trop serré et il frotte sur je genou. À droite ça va, comme je suis blessé je ne veux pas y toucher.
Entre le CP2 et le CP3, nous faisons un bon bout de chemin avec Christian.
Ça roule un poil fort pour lui, il préfère reprendre son rythme. Nous le laissons avec un petit groupe.
Jean-Pierre donne le tempo dans les bosses, j’observe et je cale mon allure au rythme de l’expert.
Nous retrouvons 2 gars partis comme des balles. A Cerny je leur avais demandé s’ils comptaient faire tout le parcours à ce rythme…
Ils forcent pour prendre les roues et abandonnent rapidement. La prophétie de Jean-Pierre se vérifie 😉.

Nous faisons la connaissance de Baptiste, un chouette compagnon : 23 ans, 4 mois de vélo et il se lance dans l’aventure 🤗.
Un autre jeune en Synapse nous rappelle vaguement quelqu’un : il vole dans les bosses et coupe au sommet.
En prenant une barre, il fait une embardée spectaculaire et manque d’aller au tas 😥
Profil toboggan, avec Olivier on s’éclate comme des petits fous. Là Jean-Pierre, tel un Patou, tente un recadrage en règle. Des deux, je suis le plus sérieux 😇.
Olivier se positionne sur ses prolongateurs et génère beaucoup de vitesse, nous passons les talus sur l’élan. Il suffit de donner l’impulsion au bon moment.
Jean-Pierre prend la bosse au fond de la cuvette, ça l’oblige à pédaler plus fort.
Avec Olivier, nous roulons à l’instinct, nous lisons le relief, profitons du terrain, saisissons les opportunités et nous fondons dans le décor tel le Goupil à l’affût 🦊. On s’adapte, on improvise, on fait marcher notre créativité et on fait confiance à nos sensations.
Fort de ses multiples expériences en ultra, Jean-Pierre roule à la télémétrie. C’est scientifique nous dit-il, les chiffres ne mentent pas.
Chaque coup de pédale est mesuré, analysé, décortiqué, optimisé.
D’aucuns diront que ces deux approches sont antinomiques, nous répondons qu’elles sont complémentaires : le renard et la NASA. Deux approches qui conjuguent à merveille les qualités du cycliste amateur moderne 😁🧑‍🎓🤣.

Rémy Julienne avait mené un test en son temps. Il était question de déterminer le point de chute d’une voiture lors d’une cascade.
Il avait donné du fil à retordre à de jeunes ingénieurs, l’un s’appuyant sur son expérience, les autres sur de savants calculs 😉.
Bref, encore aujourd’hui, même le meilleur modèle a besoin de quelques tours de roues pour s’affiner 😉.

A 30k du CP3, je dois répondre à un appel et trouver de l’eau. Jean-Pierre et Olivier m’attendent une première fois mais au 2è appel ils continuent.
Je raccroche et au moment de partir je me fais doubler par Colette et Charlotte. Ça va ? Tu as besoin de quelque chose ? Ouiiii de l’eau svp 🤗🤩🤗
Ni une, ni deux elles s’arrêtent, Charlotte remplit mes bidons. Cool je vais pourvoir rejoindre le CP3 sans souci. J’ai bien fait, je vide les 2 bidons en un peu plus d’1h.
Solo, je ne m’affole pas, je me sens bien. Je prends le temps d’admirer le paysage 🤩.
A 2 Kms du CP3 je retrouve Baptiste et nous arrivons alors que JP et Olivier posent leur vélo.
Je m’éloigne des interférences, j’appaire le 2è radar et je les rejoins au ravito.
Tout y est, sandwich, tucs, chips, salade de fruits et bananes. Et surtout eau gazeuse et coca à volonté. Je garde la banane pour plus tard…
L’organisateur donne généreusement des barres énergétiques. Hop 2 dans la poche 😋.
Il est temps de repartir, il est 19h45. Dans 1h il fait nuit.
Quand le soleil s’est couché derrière Montluçon, je me suis dit que l’aventure commençait ici.

Je fredonne les paroles d’une chanson tant écoutée :
Les lueurs immobiles d’un jour qui s’achève
La plainte douloureuse d’un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde disparu l’on est face à soi….
On aperçoit au loin les premiers feux des vélos devant nous. Jean-Pierre donne le tempo dans la première ascension. J’observe le métronome 🤩.
On rattrape Christian, l’occasion de partager un bout de chemin, quelques paroles, de s’encourager mutuellement.
Puis on se retrouve au milieu de nulle part. C’est très étrange comme sensation. On a rattrapé pas mal de vélos.
1ére descente dans le noir, je me place en 3è position. Je profite de la lumière des deux ouvreurs. Je prends mes marques et déjà la bosse suivante se profile.
Des phares, 2 gilets hautes visibilité bien portés, des cris d’encouragements… Ohhh… 🤩 Ce sont Charlotte et Colette, leur bonne énergie est communicative. Merciiiii beaucoup 😊.
Un gars nous passe avec un maillot LEROUX, ça ne s’invente pas !
J’ai déjà roulé avec quelqu’un qui portait le même maillot mais je ne situe plus.
Il a 2 grosses sacoches qui prennent en sandwich sa roue arrière. Elles ballottent au gré des imperfections de la route. C’est monstrueux de transformer un Gravel ou un route en velib’ 😱🤣😝.
N’empêche, le gars est facile, il nous attend quelques secondes à une intersection en haut d’une bosse puis disparaît dans la bosse suivante.
Olivier est en forme, il met tout le monde en file. Ça lâche par grappe derrière.
Je le préviens qu’il va reprendre une soufflante de JP. D’ailleurs j’appelle JP, pas de réponse ?! J’interpelle le gars derrière nous avec un éclairage surpuissant. Pas de réponse ?!
Manifestement, il cherche à nous aider avec ses pleins phares.
Je recommence à lui parler, toujours rien, pas un mot… Il se fout de ma gueule celui-là 😳
Je dis à Olivier qu’il doit s’agir de Bernardo, le serviteur muet (pas sourd) de Don Diego de la Vega.
A force de blagues moyennes, il finit par se trahir. C’est notre JP qui est là.
Il a bien entendu comment je me suis acharné à raisonner Olivier. JP juge qu’il n’est pas nécessaire d’en ajouter 🤣.

Je demande une pause banane, l’endroit est choisi par Olivier, en haut d’un col. Quelle silence ! Le ciel est dégagé, on voit les étoiles.
J’ai envie d’éteindre les feux pour contempler la voûte céleste sans pollution lumineuse.

Nous repartons, j’ai d’excellentes sensations, Olivier aussi est facile.
On passe de côtes en cols.
Dans les descentes, j’ai du mal à évaluer la vitesse et les distances. Le plus perturbant avec l’éclairage sur le cintre est de ne pas voir le point de corde dans les virages.
Je ne vois pas le temps passer et les kilomètres défiler.

Le GPS n’affiche pas les pentes, je n’ai aucune indication de la distance et de la pente. Tout au jugé !
On monte un truc interminable, pas très dur c’est vrai. A chaque percée dans les arbres je pense que c’est terminé. Et non, ça continue ! On finit par en voir le bout.
J’ai envie d’en remettre un peu, je me dis que si personne passe c’est que c’est suffisant, alors je roule au limiteur 😇.
Je décide de sortir une barre, sans me rendre compte que nous sommes à la bascule, que le vélo prend de la vitesse. L’air frais et surtout le virage qui me saute à la figure me font prendre conscience que ça descend maintenant. Pas le temps de mettre la barre dans la poche, je place la barre emballée dans la bouche et je reprends le contrôle du vélo.
J’ai essayé plusieurs fois de remettre cette foutue barre dans la poche. De jour ça n’aurait posé aucune difficulté, dans le noir, pas moyen d’y parvenir !
C’est une des barres donnée par l’organisation. J’y goûte enfin, elle est dégueulasse ! En plus elle colle aux dents ! Je comprend mieux pourquoi elles étaient distribuées.
Au pied de la dernière difficulté, je vois un attroupement devant un cimetière. J’ai vidé un bidon, le 2è est presque vide. Tout le monde est Ok pour la pause flotte.
Je parle de mon expérience de la barre énergétique, une féminine réagit immédiatement : « Ah oui, horrible ! » je l’imite quand elle annonce jeter la 2è. Bon débarras ! 🤮
Il y a plus de pente, on oscille entre 6-8% avec des passages à 10-11%.
C’est impressionnant de voir les petites lumières des vélos devant s’élever, on a l’impression qu’il va y avoir des marches à gravir pour arriver à leur hauteur.
On continue de dépasser, sur le côté des petits groupes sont arrêtés, on voit des cyclistes sur le dos, victimes de crampes. La fin va être compliquée pour eux.

Un panneau indique Orcines, nous sommes au cœur de son territoire… Du haut de ses 1465m, il domine les environs. Nous sommes à ses pieds…

Dans le jeu des ombres de la montagne et des lueurs du ciel, la chaîne des Puys se découpe en silhouettes mystérieuses sur l’horizon.
Je scrute les formes, espérant reconnaître le fameux Puy de Dôme.
Mais la nuit brouille les pistes. Le géant des dômes restera une célébrité anonyme ce soir.

J’ouvre la descente, je fais une petite erreur de lecture, je pense que la trace suit la route principale. Je découvre un peu tard qu’elle bifurque à gauche. Je préfère élargir le virage pour ne pas surprendre la farandole de vélos qui suit.
Je me reconcentre, la situation se présente à nouveau, cette fois je ne me fais pas piéger 😝. Ça me vaut les félicitations de JP et Olivier 🤗.
En contrebas, nous pouvons apercevoir les lumières de la ville, la civilisation n’est pas loin.
On rentre dans une enceinte MICHELIN. Ça y est je comprends ce que m’explique JP depuis ce matin 🤪.
Nous avons un tour à parcourir, c’est la piste d’essais MICHELIN. La piste fait 11kms !
Il faut descendre pour rejoindre la piste. Si c’est comme le circuit de CHARADE avec ses pentes de malade ça va être terrible 😱.
Nous partons groupés, le petit jeune qui s’est joint à nous s’agite. Moi ? J’étais parti pour rouler tranquille comme à la parade…
Du jamais vu ! L’électron agite le neurone 🤣🤪🤣
Dans la ligne droite je reçois un ordre des stands : FONCE ! J’y mets tout mon cœur, mes jambes font ce qu’elles peuvent 🥳.
C’est grisant, la culpabilité n’arrive pas à suivre mon accélération 😝.
Je me dis que je vais le payer quand ça va grimper. Heureusement c’est tout plat, JP avait inventé un relief accidenté pour nous effrayer.
L’agent de sécurité m’indique la sortie, Olivier et le jeune me rejoignent. Il faut remonter jusqu’à la guérite, c’est plus facile que j’imaginais.
Le temps de faire tamponner nos cartons, JP arrive.
Il reste quelques kilomètres sur la piste cyclable pour rejoindre la place des Carmes.
Les bénévoles nous félicitent, on se congratule.
Whaoouuu c’est fait ✅ J’étais super bien, je n’ai jamais trouvé le temps long.
Je me suis amusé, j’étais heureux d’être là. C’était GENIAL.
Les seuls moments de doute auront été le frottement de mes cuisses et l’ennui mécanique de JP.

Merci JP de m’avoir engagé, prêté le matériel et donner les bons conseils.
Merci JP,merci Olivier et merci Christian d’avoir partagé cette belle épopée.
Merci Eric de t’être levé et de nous avoir accompagné au petit matin.
Et merci à Charlotte et Colette pour vos encouragements et votre bonne humeur communicative.

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