Vendredi 08/05/2026 : BRM 600 Tour de la Manche

L’année dernière, Sam attire notre attention sur une épreuve qui lui semble très intéressante, le Tour de la Manche. Un rapide coup d’oeil sur le site de l’organisation confirme tout de suite que Sam a raison. Le parcours fait le tour du Cotentin et s’annonce magnifique mais aussi relativement difficile avec le reliet local. Départ le 8 Mai, ce qui est idéal et aussi bien positionné sur le calendrier 2026 pour préparer la RAF qui part le 24 Juin. Cerise sur le gâteau, la distance nous rendra prioritaire aux inscriptions du Paris-Brest-Paris 2027. En résumé : adjugé , on y va !

Les inscriptions ouvrent quelques semaines plus tard. Il parait qu’il ne faut pas tarder et que les places partent vite. Nous voilà donc un dimanche à 18h devant les claviers. Je discute 2 minutes avec ma femme, il est 18h04 quand je me connecte. Et là, la catastrophe : en 4 minutes, tout est parti !! Nicolas a le même souci. Je suis dégoûté !

Avec 2h à retenter au cas où quelqu’un se désisterait, miracle, ça passe, tout comme pour Nicolas, c’était in extremis car nos petits camarades qui n’avaient pas encore cliqué resteront en rade.

Je me mets à la recherche d’un gîte pas trop loin du départ, et je trouve à 3km. Il y a cinq places, je réserve et on verra bien qui en aura besoin en temps utile.

Entre temps, nous avons d’autres belles aventures prévues , le Tour de la Manche passe un peu en arrière plan dans mon esprit.

Et finalement le printemps arrive, le sujet redevient d’actualité et commence a faire parler au sein de la Team BikeXplore . Quelle stratégie, quel vélo, quel pneu , quelle alimentation etc … Comme dans toutes les aventures ultra-distance, la préparation est un sujet à part entière et une partie de l’aventure à elle toute seule.

Pour ma part, l’objectif de l’année reste la RAF 2026 et je vois cette épreuve comme une excellente préparation. Une analyse de la RAF2025 montre qu’il y a un grosse marge d’amélioration dans les temps d’arrêts et par voie de conséquence également sur la stratégie d’alimentation et la gestion de l’effort.

Pour ce Tour de la Manche, outre le plaisir à rouler sur un parcours magnifique ( mais j’étais loin de m’imaginer à quel point ), je viserai donc de boucler le parcours en 30h environ , avec 3h d’arrêt au maximum, tout en mettant en place la fameuse stratégie d’alimentation à base de glucides qui fait parler le milieu du cylisme ces derniers temps. Pour la faire fonctionner, il faut la tester à l’entraînement pour entrainer l’organisme et ne pas risquer la nausée. Ce que je fais donc dès le début d’année. Je me lance même dans la fabrication de mes propres gels energétiques, c’est rigolo et ça me permet de leur donner le goût que j’aime.

Si cette approche me tente, c’est que j’ai du mal avec l’alimentation solide sur ce type d’épreuves. J’ignore pourquoi mais impossible de manger des barres par exemple, aucune envie et impossible de les avaler sans m’étrangler à moitié. Je finis par arriver à fabriquer une recette de petites galettes de gel à la fraise, une sorte de bonbon géant délicieux et que je peux manger avec envie et digérer facilement.

Bref, après toutes ces réflexions et une étude attentive du rythme a adopter avec l’aide du capteur de puissance, l’échéance approche.

Karine ayant prévu des vacances en Mai, c’est finalement l’occasion d’aller une semaine au vert en Normandie près du départ, j’ai la chance de pouvoir travailler de partout. Ne voulant pas la laisser toute seule pendant 2 jours je me fixe comme objectif d’être rentré à 14h à la maison le samedi. Un objectif c’est important pour garder la motivation à avancer lors des coups de moins bien.

Etude attentive de la météo qiu n’arrête pas de changer. La chance semble de notre coté avec du beau temps annoncé sur tous les sites jusqu’au samedi après-midi.

Sam et Ludo viennent en camping car, Benjamin et Nicolas en famille et nous nous retrouvons à deux avec Yann dans le gîte la veille du départ prévu à 6h le vendredi.

Le gîte n’est pas aussi top que Booking le laissait penser, on fera avec. Vendredi 5h20, après le petit dej , Yann met le nez dehors et me dit « il pleut! » . Hein ? Mais la météo annonçait du soleil tout le vendredi. Je sors aussi, ça pluviote à peine, mais assez pour que je revise ma tenue. Je range le coupe vent sans manche et le troque contre la veste Shakedry à l’épreuve de toute pluie.

Nous voilà à 10 min du départ. Cette fois, il pleut vraiment. J’ai mis les couvre-chaussures tout au fond de la sacoche, je n’avais pas du tout envie de tout sortir mais je le fais quand même pris d’un mauvais pressentiment. La pluie sème une confusion totale au départ, tout le monde est en train de se changer ça coure partout. On ne sait plus trop où est qui et on ne part pas tous ensembles, neurones pas complétement réveillés. La prochaine fois, il faut qu’on se donne une consigne de regroupement plus claire, leçon apprise.

C’est parti sous une pluie maintenant assez forte, la route est trempée. Je suis bien content d’avoir l’équipement adapté qui m’évitera d’être trempé pendant les presque 3h de pluie.

On ne sait pas trop où sont Sam et Ludo, mais je me dis qu’on va au pire se regrouper au premier CP.

En observant les concurrents autour de moi , je devine des stratégies très différentes. On voit pas mal de vélo très peu chargés ce qui signifie forcément une stratégie avec des arrêts.

Dans notre groupe, Ludo et Sam les locaux de l’étape ont prévu de s’arrêter diner et dormir un peu chez leurs parents à Donville, Nicolas a aussi de la famille sur place mais hésite entre dormir ou pas. Yann fait comme moi une répétition de la RAF donc en roulant toute la nuit et Benjamin avisera en fonction de ses sensations.

Nous passons par le beau village de Barlfeur pour rejoindre le CP1 au Phare de Gatteville au km 34, le jour se lève avec de belles couleurs

Comme on fait un aller-retour pour atteindre le phare, on croise Ludo et Sam, on se regroupera au CP2 finalement.

A l’approche de Cherbourg il fait maintenant un temps magnifique

Dans ma stratégie d’alimentation, la boisson joue un rôle important, avec une bonne dose de poudre de glucose/fructose qui assure la moitié des 60g de glucides par heure. Petit souci : par ce temps froid et pluvieux, je dois m’arrêter souvent pour faire pipi 🤪. Je perds Benjamin, Yann et Nicolas. Heureusement un groupe qui roule fort me double. Je saute dans les roues. Sur le plat, ça reste compatible de mes objectifs de puissance mais ils montent les bosses comme pour une sortie normale et là je suis complétement en dehors des clous. Tant pis, c’est juste de le temps de rattraper les copains et il y a plein de filles dans le groupe c’est plutot sympa 😉.

Je rattrape Yann et Nicolas. Mais où est Benjamin ? « Il a accéléré, il est devant » . Bon, Benjamin n’a donc pas résisté à écraser les pédales mais ce n’est pas idéal pour la suite de l’épreuve. Encore un peu de coaching à faire !

On arrive dans une zone magnifique. On se croirait en Irlande, j’adore . Je me dis qu’on va devoir planifier un séjour dans ce coin.

Si le parcours était sans grande difficulté jusque là , ça se corse nettement et on enchaîne les bosses. La moyenne qui était à 27 km/h chute de plus en plus. Et nous savons que la bosse la plus raide du parcours avec 18% nous attend à la Hague.

On arrive au CP2, le Nez de Jobourg km 107 . Regroupement général de toute la Team BikeXplore.

On enlève les équipements de pluie et la tenue chaude pour passer en mode été. Le temps est maintenant magnifique et contribue au plaisir de rouler malgré les bosses de plus en plus difficiles.

Point d’arrêt boulangerie prévu à Flamanville. En passant devant la fameuse centrale on s’amuse d’un restaurant appelé « L’ Atôme Gourmand » . Yann et Benjamin s’arrêtent avant nous, pour ma part , je ne les reverrai plus.

On se retrouve avec un petit groupe sympa et cela aide à remonter la moyenne en prenant des relais. Le vent est moins défavorable que prévu mais bien présent.

CP3 aux cabanes de Gouville km 226

Tout va bien, les jambes sont bonnes, nous sommes en milieu d’après-midi , Sam et Ludo seront à l’heure pour l’apero chez leurs parents. On traverse Coutances sur la route de Donville, en pleine fiesta ,il y a de l’ambiance. Nous sommes sur de belles routes avec un bon rendement bien que ça monte de temps temps. Ca permet d’avancer vite et c’est agréable.

Nous voilà à l’appoche de la maison des parents, j’ai la chance de les connaître par d’anciennes aventures et nous faisons un petit stop pour dire bonjour.

Malheureusement, impossible de rester, pour ma part , il faut arriver au supermarché de Granville avant la fermeture ( on est un 8 Mai ) pour acheter à manger pour le dîner et la nuit. Et accessoirement, changer la pile de ma cocotte gauche qui est HS. Sans conséquence, car étant en mono plateau ( 44/10×44 12V) , je peux tout commander avec la droite, heureusement. Je m’en veux, je savais qu’elle était à changer mais j’ai oublié.

Nicolas décide de stopper pour le dîner et un petit somme chez son cousin.

Me voilà donc seul pour la nuit. Du moins sans les copains. La Pointe du Roc à Granville était le CP4 au km 280, direction maintenant le Mont Saint-Michel, CP5 km 347.

Après quelques bosses en sortant de Granville, le parcours devient plus roulant mais avec un vent plutôt defavorable. Je rattrape un concurrent , nous discutons. Il a mal au dos, conséquence d’un accident avec une voiture l’année précédente pas dont il garde des séquelles. Il craint de ne pas pouvoir atteindre le gîte qu’il a reservé. Il me demande s’il peut rester dans ma roue, ce que j’accepte volontiers en adaptant le rythme pour ne pas l’obliger à de gros efforts. Je me dis que c’est win-win. La nuit se fera sur le retour dans la Suisse Normande, pas le moment de gaspiller de l’énergie.

Arrêt photo pour prendre un cliché du Mont Saint-Michel. Il semble tout près mais il reste pourtant 35 km pour y arriver !

Un autre concurrent nous rattrape, me double, puis repasse derrière … puis disparait à jamais. Etonnant !

On approche du Mont Saint-Michel par de longues pistes gravel , je me souviens de notre aventure bikepacking sur la Véloscénie. Je rattrape le groupe rapide que j’avais suivi tout au début après ma pause pipi. Ils sont arrétés pour régler un problème mécanique.

Arrivée au Mont Saint-Michel avec une nuit archi noire : je ne reconnais rien du tout, à se demander où je suis vraiment ! Pas de stop pour l’omelette de la Mère Poulard mais un petit arrêt pour enfiler les couches noctures avant d’attaquer la Suisse Normande et le vent de face. J’installe ma frontale sur la casque, en plus de la lampe avant. Je suis un peu inquiet de la trouver allumée dans la sacoche. Depuis combien de temps ? Il. y a un risque qu’elle s’éteigne. Pas inquiétant, j’ai la lampe avant et la possibilité de mettre ma frontale en charge si besoin. Bon, je n’ai pas pris la batterie de secours de la frontale et à cet instant je le regrette un peu.

Direction Mortain, ça va être la partie la plus dure du parcours, je fais attention de garder le rythme prévu.

Le fameux groupe me double , puis je reviens sur eux sans avoir rien changé dans mon rythme avant qu’ils repartent comme des balles. Pas très « ultra » leur rythme très inconstant.

Me voilà maintenant de nuit, sur des routes désertes, traversant quelques villes et villages endormis. J’adore cette sensation, j’ai le sentiment que le monde m’appartient. J’écoute les animaux qui font du bruit, je regarde passer les innombrables chats. Un seul lapin. Un blaireau. Pas de loup, pas d’ours.

Je mange mes fameuses galettes energétiques délicieuses et qui fonctionnent. J’ai un sandwich dans mon sac pour le milieu de la nuit. Je suis pile dans le timing prévu, je suis content , le plan s’éxecute parfaitement.

Soudain, vers le mileu de la nuit, j’ai le sentiment que je vois moins bien la route. Je passe la main devant la frontale, aie ! Comme redouté, elle a du rester allumée longtemps et l’autonomie normalement de 12h s’est drastiquement réduite. Zut ! Arrêt imprévu pour la sortir du casque et la mettre en charge. Re-Zut ! un sachet de poudre s’est ouvert dans la sacoche et pollue le cable USB-C de recharge. Et précisement, il ne fonctionne plus 😰.

Je tente de nettoyer tout ça pendant quelques minutes. Rien à faire ça ne charge pas. Tant pis, la lampe suffira . Cette fois je regrette VRAIMENT de ne pas avoir pris la batterie de rechange. Le souci est que sans la frontale c’est compliqué d’attraper la nourriture dans la sacoche , on en voit rien. Idée : j’ai mon gilet reflechissant avec une diode clignotante. Je l’allume, pas terrible mais je vois à peu près la sacoche. Trop fort JP ! Effet secondaire, la diode est verte et la couleur des aliments pas très apétissante.

C’est reparti, un peu refroidi pas l’arrêt imprévu mais les bosses réchauffent vite.

Tient, cette fois je n’y vois plus rien. Extinction de la lampe. Ca c’est normal et prévu, je savais qu’elle était en fin d’autonomie. J’ai une batterie de rechange, mais sans la frontale c’est plus compliqué. Reste le flash du téléphone. Je m’affaire, sort la batterie de rechange … pleine de poudre. Oulala , pourvu que …

Et là : le drame . Ca ne fonctionne pas , plus de lumière, plus de cable de recharge, plus de frontale, batterie de rechange HS : le truc totalement impossible mais c’est arrivé . Un chien hurle à la mort à proximité , il ne manquait plus que ça , je vais me faire bouffer par un loup cette nuit.

Gros coup au moral, me voilà potentiellement coincé jusqu’au lever du jour. Mais quelle andouille , pourquoi n’ai-je pas protegé l’équipement electrique dans la sacoche. Grand moment de desespoir. Je visualise ma petite femme qui m’attend. Foi de JP , tu vas trouver une solution, tu sais bien que tu trouves toujours une solution ! je me rappelle d’un concurrent de la RAF qui a fait la moitié d’une nuit avec le flash de son téléphone. Ouais bon, je le sens pas trop cette idée là.

Et soudain : mais oui, la dragonne de la powerbank est en fait un cable USB intégré. Trop court pour la lampe mais si je fixe la powerbank sous les prolongateurs avec des colliers Rilsan je peux alimenter la lampe qui fonctionne aussi en alimention directe.

Je me lance fébrilement dans le montage à la lueur du téléphone, heureusement j’ai un stock de colliers Rilsan. J’arrive a bien fixer le tout, je branche, et la LUMIERE FUT ! 😊

Ouf j’ai eu chaud, plan A KO , plan B KO , mais le plan C a marché . Comme quoi on a jamais trop de backup. Plus jamais je ne pars sans la batterie de rechange de la frontale Stoots et sa petite lampe Minix qui aurait pu aussi faire le job de plan de secours.

J’ai perdu plus d’une heure dans cette affaire et mon rythme avec. Le redémarrage est un calvaire. Je suis complétement HS en traversant Mortain. Je m’arrête 15 minutes sur un banc , il ne fait pas froid. Dodo ou pas dodo ? Moral pas au top, sensations en berne. Un petit gel à la caféine, je ferme les yeux 5 minutes. La ville est déserte . Je repense à ma promesse d’arriver à 14h , tu vas le faire JP , tu peux le faire , les coups de mou tu connais et tu sais que ça passe.

Je repars dans un gros effort mental et au bout de 10 minutes, je me sens mieux, la machine est repartie.

Ensuite : ça monte, ça descend. Je pensais que ça se calmait après Mortain, au vu des profils issus de la trace GPX mais les données de terrain ne doivent pas être si justes que cela. Ca ne se calme pas tant que ça. Tout juste la moyenne cesse de chuter mais ne remonte pas ou alors de 0,1 km/h.

Malgré tout je n’avance pas si mal, et voilà le CP7 , Abbaye du 13ème siècle d’Ambye . Km 475, reste « seulement » 125 km , une grosse sortie du dimanche.

Je suis un peu en pilotage automatique calé sur un rythme et dans une torpeur typique du lever du jour. Juste après l’abbaye, on attaque la nième bosse quand j’entends un bruit de dérailleur. Et paf « Attaque de Pierre Rolland ». Un concurrent tombé du ciel me met une grosse attaque et file en danseuse.

D’où sort-il ? Surement un rapide qui a dormi dans le coin cette nuit et repart en pleine forme. Ca m’a reveillé, d’un coup les écrans du cockpit du Chiru Xroot se rallument, le reacteur redémarre, le moteur remonte en régime. Machinalement je pousse un peu les watts et réalise que ça ne pose aucun problème. Sans même vraiment essayer, la distance n’augmente plus, et même semble diminuer. Se profile une montée bien raide. Et dans un moment de folie c’est la contre-attaque du JP. « Capitaine Spock, vitesse lumière ! » J’envoie 400W d’un coup, et dépose littéralement mon adversaire. Et le plus surprenant c’est que ça tient. Je me fais trois quatre bosses d’affilée sur ce tempo et constate la disparaition de l’adversaire en même temps que mes jambes ne demandent qu’à pousser sur les pédales ! Il a du se demander ce qu’il se passait et je me pose la même question. Du coup je me dis que je peux rouler normalement – sans limiteur de régime – jusqu’à l’arrivée, me voyant déjà tenir une moyenne de folie sur cette partie réputée la plus facile.

Que nenni ! C’était sous-estimer le traceur. Certes ça monte moins fort, mais nous voilà sur des chemins gravels voire des single VTT ! Evidemment ça ne booste pas du tout la moyenne, tout le contraire ! Au passage , le terrain lui même est une formalité pour le Xroot équipé de Blackbird 32.

Quelques montées infernales du coté de Saint-Lô, puis du vent de plus en plus fort et de face. Il va falloir pousser jusqu’au bout .

CP8 à Utah Beach au km 576 , reste plus que 24km , à longer la plage avec un vent terrible et usant.

Je jette mes dernières forces dans la bataille , recompensé par 13km vent de dos sur le final ( il était temps ! ) . Arrivée à 13h à la salle. Tiens enfin un concurrent du 600 me dit Stéphane l’organisateur. J’avale un sandwich et une bière, saute dans la voiture, et rejoint ma petite femme à l’heure.

Encore une belle aventure. Je retiens les paysages magnifiques en premier, les bosses en nombre incalculables en second. Je préfère les longs cols au montées courtes et raides, c’est plus facile de maintenir un rythme. Content que la stratégie roulage/alimentation ait bien fonctionné. Et l’incident de l’éclairage m’a confirmé qu’il est stupide de vouloir supprimer 100g en économisant un backup sur un point critique qui peut couler la course.

Un grand merci Sam pour nous avoir incité à découvrir cette belle épreuve , à l’organisation parfaite et aux copains pour toutes les aventures que nous vivons ensemble.« 

Au final, toute la Team BikeXplore est finisher , le score parfait !

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